Un chiffre utile seulement si les organes sont identifiés
Une serrure multipoints commande plusieurs organes de fermeture à partir d’un mécanisme. Leur implantation peut varier selon la référence : au côté de la porte, et éventuellement vers le haut et le bas. Deux serrures présentant le même nombre peuvent donc avoir une configuration différente.
A2P distingue les pênes de verrouillage des galets de compression. Cette différence évite de prendre toutes les pièces visibles sur une têtière pour des points de protection équivalents. Le fabricant doit décrire la fonction de chaque élément dans la référence choisie.[1]
Le dessin repère le coffre et les réceptions. Le type de chaque organe, notamment la distinction entre verrouillage et compression, doit être identifié sur la référence réelle.[1]
Repères de l’illustration
- Coffre de serrure. Commande les organes selon la référence
- Pênes représentés. Formes schématiques, pas un classement
- Cadre et réceptions. Correspondance à vérifier sur le modèle
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| Ce qui est annoncé | Ce qu’il faut retrouver |
|---|---|
| Trois points | Leur type, leur répartition et les réceptions prévues. |
| Cinq ou sept points | Les organes supplémentaires et leur rôle dans la configuration. |
| Galets de compression dans les systèmes documentés | Fonction de serrage à distinguer des pênes de verrouillage ; vérifier la fiche de la référence. |
| A2P avec des étoiles | Classe certifiée de la référence et de ses composants, distincte du comptage. |
Compression et verrouillage peuvent coexister dans un même produit
La gamme Vachette 20000/20500 donne un exemple concret : sa fiche décrit des galets destinés à comprimer les joints et des éléments assurant le verrouillage. Elle distingue aussi les commandes selon les versions. Ces fonctions coexistent, mais ne se remplacent pas.[2]
Sur une proposition, demandez si le chiffre total inclut des éléments de compression. Une amélioration d’étanchéité peut répondre à un besoin réel ; elle ne doit pas être présentée comme l’ajout du même nombre de points de résistance à l’effraction.
Exemple hypothétique : un premier devis annonce cinq points de verrouillage identifiés ; un autre compte aussi des rouleaux dans son total. Les chiffres ne comparent pas encore la même chose. Il faut revenir à la fiche de chaque référence pour comprendre ce qui est fourni.
Le nombre ne raconte pas comment les points s’engagent
Une commande à clé, un relevage de poignée et une fermeture automatique peuvent correspondre à des usages différents. Le nombre de points ne vous dit pas quelle action engage chaque organe, ni quelle action interdit la manœuvre de la poignée. Le fonctionnement doit être expliqué pour le modèle posé.
Vachette décrit une fermeture automatique au claquement sur certaines versions 20000 et distingue la condamnation à clé. Ce cas ne doit pas être étendu à toutes les multipoints. Pour votre porte, retenez la référence et les commandes prévues ; le bruit de fermeture ne suffit pas à savoir ce qui est verrouillé.[2]
Identifier la poignée et sa liaison au mécanisme aide à comprendre la commande. Leur présence ne permet pas de déduire un automatisme ni une séquence universelle.[2]
Repères de l’illustration
- Poignée. Commande à identifier
- Liaison de poignée. Transmission mécanique représentée
- Mécanisme. Fonctions propres au modèle
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Comparer le support et la configuration avant d’ajouter des points
Le choix porte aussi sur la porte, son cadre, la position des réceptions et les dimensions de pose. Une référence qui ne correspond pas au support ne devient pas adaptée parce qu’elle comporte davantage de points. Une proposition doit préciser les adaptations nécessaires et les éléments conservés.
La certification éventuelle se vérifie sur le produit et ses composants. A2P rappelle qu’une serrure certifiée ne garantit pas à elle seule toute la porte, dont d’autres éléments peuvent rester fragiles. L’amélioration de la fermeture doit donc être pensée avec l’accès réel, sans attribuer au chiffre une protection absolue.[1]
| Critère | Réponse à retrouver |
|---|---|
| Organes | Pênes ou crochets de verrouillage distingués des galets de compression |
| Implantation | Répartition et réceptions compatibles avec la porte |
| Commande | Rôle de la poignée, de la clé et d’un éventuel automatisme |
| Preuve | Référence exacte et configuration concernée par la certification annoncée |
Demandez également la simplicité d’usage attendue : commandes, options, clés et entretien documenté. Une configuration plus complexe n’est pas automatiquement celle qui répond le mieux à votre projet. Le contrôle final doit porter sur tous les organes concernés dans les conditions normales de fermeture.
Les réponses, en détail.
Sept points protège-t-il forcément mieux que trois points ?
Le chiffre seul ne permet pas de l’affirmer. Comparez le type de points, le support, la configuration et les preuves de résistance du produit identifié.
Les galets de compression comptent-ils comme points de sécurité ?
Une multipoints se verrouille-t-elle toujours en claquant ?
Non. Le fonctionnement dépend de la référence et de sa version. Certaines gammes prévoient une fonction automatique ; ce n’est pas une propriété universelle des multipoints.[2]
Les sources de cette page
- Questions fréquentes : certification et composantsA2P — CNPP · Marquage, cylindres compatibles, galets de compression et bloc-porte. Aucune conséquence contractuelle d’assurance généralisée. · Consultée le 27/10/2026
- Serrure multipoint à encastrer 20000Vachette — ASSA ABLOY · Distingue galets de compression, verrouillage et variantes automatiques ; portée gammes 20000/20500 seulement. Aucune garantie fabricant ou qualification transférée. · Consultée le 27/10/2026
